Interview Daniele Curcio

photo daniele

 

Pourriez vous vous introduire brièvement et nous expliquer ce qu’est Tournaments Abroad ?

Je m’appelle Danielle Curcio, je viens d’Italie et je suis Président de Tournaments Abroad, le plus grand réseau d’arbitres internationaux au monde. Depuis que je suis devenu arbitre en 2003, je me suis dédié à l’arbitrage. J’ai lancé Tournaments Abroad en 2010 avec mon collègue britannique Matthew Day. Tournaments Abroad est maintenant un groupe majeure dans l’arbitrage international qui opère dans divers pays et tous les continents.
Tous les ans, on aide plus de 20 tournois internationaux majeurs à gérer tous leurs aspects d’arbitrage, des Paris World Games au tournoi Ibercup.
De plus, nous accueillons et entrainons plus de 1000 arbitres venu du monde entier.

Quels étaient les critères de sélections pour les Paris World Games ?

Les Paris World Games est notre plus grand évènement. Afin de gérer tous les matchs au long du tournoi nous avons fait appel à 135 arbitres. Ces derniers ont des formations unique et orienté à tous niveau afin d’avoir le bon arbitre pour chaque match, passant des matchs à élimination U19 jusqu’en final. Notre objectif reste tout de même d’assurer le développement des arbitres. C’est pour cela que tous nos arbitres sont ce que l’on appelle des  » futures prospects « . Ce sont des arbitres qui ont démontré le potentiel de devenir arbitres de haut niveau dans un futur proche et ont besoin d’expériences internationales pour réaliser leurs rêves. Le groupe d’arbitre que Tournaments Abroad envoi au Paris World Games est certainement l’un des plus talentueux dans le cadre de tournoi international pour jeunes.

Combien de nationalités peut-on compter parmi les arbitres au Paris World Games 2018 ?

Cette année nous sommes ravi de pouvoir compter sur la présence d’arbitres venant de 33 pays différents, un nouveau record pour les Paris World Games. Au delà d’un grands nombres d’arbitres venant d’Angleterres, France et les Pays Bas, nous allons accueillir pour la première fois, pour Tournaments Abroad comme pour les Paris World Games, des arbitres venant de nouveaux pays, parmis eux Sanjay Karki du Népal ainsi que les groupes d’officiels envoyé par les Fédérations de Kosovo (mené par Valbon Hoxha) et de Lettonie (mené par Jevgenijs Keziks). J’aimerais également évoquer la Grèce, la Serbie et l’Israël qui seront aussi représenté. Finalement, j’aimerais remercier 3 arbitres qui feront le long trajet d’Australie, parmis eux notre plus jeune arbitre Jock Quartermain et son frère William. En gros, nous avons un bon groupe international et nous en sommes fier !

Qu’est ce qui aiderait ces arbitres à exceller ?

Le développement des arbitres est notre priorité absolue. Pour que nous puissions offrir à chaque arbitre l’opportunité de devenir l’un des  » meilleurs arbitres  » nous avons mit en place une équipe d’observateurs qui les aidera à la fois sur le terrain et en dehors. Les observateurs son rarement mentionné, mais leurs rôles est essentiel pour assurer la progression des arbitres.

Tournaments Abroad et les Paris World Games se sont donner la mission de recruter, année après année, un plus grand nombres d’observateurs qui pourront agir en tant que modèle à suivre, coach et évaluateurs. Leurs rôles a une double importance : premièrement celle de garantir que seul les meilleurs arbitres seront en charge des finals ; et deuxièmement celle de permettre aux arbitres de revenir sur leurs performances et de s’améliorer de match en match. J’aimerais évoquer le travail très important de John D’Arcy, notre coordonnateur des observateurs, qui a lui-même sélectionné les 21 observateurs qui seront présent au tournoi cette année.

Qu’est ce qui incite les meilleurs arbitres à venir au Paris World Games ?

Paris est bien sur une ville charmante et accueillante, et les Paris World Games offrent aux arbitres l’opportunité de s’améliorer tout en faisant de nouvelles rencontres amicales avec des gens venu du monde entier.
La possibilité d’arbitrer des équipes venant de nombreux pays comme l’Iraq, l’Algérie et la Zambie, parmi d’autres, est un  » wow-factor  » que peu de tournois peuvent offrir. Ce sont des équipes que les arbitres n’ont pas l’habitude d’arbitrer en clubs et qui jouent un style de foot diffèrent qu’en ligue locale, ce qui présente un nouveau chalenge pour nos arbitres. C’est comme une mini coupe du monde pour eux !

Finalement, j’aimerais mentionner un program spécial que Tournaments Abroad a lancé l’année dernière en conjonction avec les Paris World Games, qui s’appelle le  » Tournaments Abroad Referee Academy « . C’est un groupe de développement élitiste pour une vingtaine de jeunes arbitres internationaux que nous avons sélectionné. Ils ont l’opportunité de s’entrainer, de se développer et de se faire coacher par des arbitres connu et souvent actif au niveau UEFA et FIFA. Nous sommes fiers de compter parmi eux l’ancien arbitre FIFA Michel Vautrot, l’arbitre de Premier League David Coote, et beaucoup d’autres arbitres UEFA comme Adrian Casha, Sten Klaasen et Leif Lindberg. Le  » Tournaments Abroad Referee Academy  » rend les Paris World Games d’autant plus attirant pour les futurs arbitres de haut niveau.

Selon toi, quelles sont les valeurs importantes associées au football et à l’arbitrage ?

L’arbitre aime présider un match de foot beau et fluide. Aucun arbitre souhaite intervenir avec des cartons jaunes ou rouges ; aucun arbitre souhaite se trouver en plein milieu d’un incident controversé.
Nous sommes tous amoureux du  » beautifull game  » et nous sommes tous favorable au fair play. Le football est à son mieux quand il est disputé dans le respect des règles et des autres. L’arbitre essaiera toujours de faire respecter ces principes.

Finalement, qu’est ce qui constitue un bon arbitre selon vous ?

Comme dit le vieux dicton, un arbitre a fait un bon match quand personne ne s’aperçoit de sa présence sur le terrain. Un arbitre va toujours essayer de laisser jouer, de siffler un minimum et de communiquer un maximum avec les joueurs et les coachs.

Ce que les fans n’apprécient pas parfois, c’est l’incroyable travail que l’arbitre fait quand le sifflet n’est pas dans sa bouche : il parle avec les joueurs, observe le jeu, et anticipe les potentiels problèmes et confrontations a venir.

Un arbitre devrait toujours être respecté, mais le respect total est acquis avant et pendant le match. C’est à dire du moment où l’arbitre rencontre les joueurs, serre la main du capitaine et parle avec l’entraineur. Et sur le terrain l’arbitre doit éviter un excès d’autoritarisme. Etre humble mais décisif ; bon communicateur mais sans tolérance de dissidence : ceci sont les traits d’un excellent arbitre.